Journée des Droits de l’Enfant : le CNOS-BEN a mobilisé plus de 200 enfants autour du sport et des valeurs olympiques
La célébration en différé de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant a une nouvelle fois pris une dimension concrète et inclusive au Bénin. Le vendredi 27 décembre 2025, à l’École Primaire Publique de Cadjèhoun, le Comité National Olympique et Sportif Béninois a réuni plus de 200 enfants à l’occasion d’une journée dédiée à la promotion des droits de l’enfant à travers le sport.
Instituée en 1989 avec l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant, cette journée rappelle l’obligation collective de garantir aux enfants leurs droits fondamentaux, notamment l’identité, la santé, l’éducation, la protection et l’épanouissement. Fidèle à son engagement, le CNOS-BEN a inscrit cette célébration dans la continuité de ses actions éducatives et sociales, en misant sur le sport comme levier de formation et d’inclusion.
Une célébration devenue une tradition éducative
Présent lors de l’événement, Fernando Hessou, secrétaire général du CNOS-BEN, a souligné la portée symbolique et pédagogique de la régularité de cette initiative. Selon lui, la répétition de ce type d’activités est essentielle, car chaque enfant sensibilisé aujourd’hui représente un adulte responsable demain. Il a insisté sur le fait que la célébration des droits de l’enfant ne devait pas être ponctuelle, mais s’inscrire durablement dans les foyers et dans la société.
À travers les ateliers proposés, le sport a été présenté comme un outil de construction personnelle. Le karaté, discipline mise en avant au cours de la journée, a notamment été cité pour les valeurs qu’il véhicule : amitié, solidarité, excellence, mais aussi sagesse, maîtrise de soi et respect. Pour le secrétaire général, initier un enfant aux arts martiaux, c’est lui donner des repères pour se défendre dans la vie, se construire et trouver sa place dans la société.
Le sport comme outil d’inclusion et d’accompagnement social
Cette édition a été organisée en partenariat avec plusieurs structures engagées dans la protection et l’accompagnement des enfants, notamment l’ONG Terre Rouge, Citoyens de Rues Internationales et la Maison de l’Espoir. L’ONG Terre Rouge, qui accompagne des enfants et jeunes âgés de 8 à 22 ans, a rappelé l’importance du sport dans le développement intégral de l’enfant.
À travers l’écoute, l’encadrement psychosocial et les activités socio-éducatives, ces structures ont souligné que le sport permet aux enfants de s’épanouir, de canaliser leurs émotions et de bénéficier de moments de loisirs, un droit fondamental souvent négligé. Cette collaboration, qui dure depuis près de quatre ans avec le CNOS-BEN, a été saluée comme un exemple d’action concrète en faveur des enfants vulnérables.
Le jeu, un pilier de l’équilibre de l’enfant
Les intervenants ont unanimement insisté sur le rôle central du jeu dans la construction de l’enfant. Selon eux, un peuple se construit autour de trois piliers : le pain, l’éducation et le jeu. Le jeu permet d’apaiser, d’apprendre les règles de conduite, de réduire la violence et de révéler les talents. À travers ces activités sportives, les enfants ont non seulement appris, mais aussi développé des aptitudes qui pourraient constituer la relève sportive de demain.
Les disciplines sportives au service des valeurs
Plusieurs ateliers ont rythmé la journée, notamment en athlétisme, gymnastique, lutte et karaté. La lutte béninoise a été mise à l’honneur à travers la présence de Bodjianou Rozine, lutteuse internationale, qui a salué l’initiative et l’opportunité offerte de détecter de nouveaux talents. Elle a rappelé que ce type d’activité permet également de valoriser des disciplines traditionnelles parfois peu accessibles aux enfants.
Du côté du karaté, l’atelier a été animé par Rufin Dagozuku, ceinture noire quatrième dan, qui a mis en avant les principes fondamentaux de cet art martial : loyauté, fidélité, respect et rejet de la violence. Il a expliqué que la pratique du karaté favorise l’épanouissement, l’assurance et surtout la maîtrise de soi. Contrairement aux idées reçues, le karatéka n’est pas un individu violent, mais un acteur de justice et d’ordre, formé à utiliser sa force avec responsabilité.
Une vision tournée vers l’avenir
Au-delà de l’édition 2025, le CNOS-BEN a déjà exprimé sa volonté de faire évoluer le format des prochaines célébrations. L’idée d’amener les enfants à s’identifier à des groupes portant des patronymes symboliques, incarnant des valeurs comme la paix, la bravoure ou la témérité, a été évoquée. Une manière ludique et éducative de renforcer leur sentiment d’appartenance et de transmission des valeurs.
À travers cette célébration, le CNOS-BEN a réaffirmé sa conviction que le sport constitue un outil puissant de protection, d’éducation et d’inclusion sociale. En mobilisant plus de 200 enfants autour des valeurs olympiques, le comité a une nouvelle fois démontré que la défense des droits de l’enfant passe par des actions concrètes, durables et profondément humaines.



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