66es Championnats nationaux d’athlétisme : Evrard Anayan salue la progression de la relève béninoise

Au terme des 66es Championnats nationaux d’athlétisme, tenus du 10 au 12 septembre 2026 au stade omnisports Goho à Abomey, le directeur technique national de la Fédération béninoise d’athlétisme, Evrard Anayan, retient surtout la progression de la jeune génération. Dans cet entretien, il revient sur les performances enregistrées, les limites observées, l’apport des délégations étrangères et les ambitions autour du Meeting national Élite.
Quel est votre bilan technique au terme de cette édition ?
Alors, merci beaucoup. C'est vrai, nous sommes à la fin du championnat national de 2026, qui marque la 66e édition. Alors, globalement, il y a une satisfaction. Pourquoi une satisfaction ? Parce que nous avons remarqué que la jeune génération que nous étions en train de préparer depuis pratiquement trois ans progresse. Et nous avons remarqué également que les performances de cette jeune génération avoisinent les performances des seniors.
C'est-à-dire que, même pour certaines épreuves, ces athlètes-là sont même au-dessus des performances de certains seniors. Globalement, pour ce championnat, nous avons noté une nette progression au niveau du sprint de manière globale. Parce que, quand vous regardez chez les garçons, nous avons cinq ou six athlètes qui sont dans les environs de dix secondes, c'est-à-dire au-dessus de onze secondes.
Chez les filles également, on peut noter que, toutes catégories confondues, nous avons un certain nombre de filles qui sont dans les environs de douze secondes, moins de douze secondes. Et ça veut dire qu'il y a quand même de l'amélioration de manière générale. Et si je vais rentrer un peu dans les détails, on peut dire qu'au niveau des 400 mètres, par exemple, nous avons les athlètes U16 et U18 chez les dames qui sont à 58 secondes pour les trois premières.
Et au niveau des seniors, elles sont à une minute, une minute trois, une minute deux, pour dire que nos jeunes athlètes progressent. Il y a eu des performances notables, c'est-à-dire au niveau des sauts, avec Houého Fidélia qui a produit une performance au saut en longueur de 5,78 mètres. Elle est U18 et, au niveau du saut en hauteur, elle a produit une performance de 1,57 mètre.
C'est vrai, elle était à 1,55 mètre et elle est arrivée à 1,57 mètre. En athlétisme, ces deux centimètres, ça coûte beaucoup. Là où nous avons trouvé beaucoup de satisfaction, c'est au niveau de la course de haies, avec la même athlète qui a mené sa performance à 14,72 secondes. Donc, c'est une très belle performance. L'autre performance notable qu'il faut souligner, c'est celle de Koudoro Eppiphanie, qui a produit une performance de 4,32 secondes juste derrière Ayadé Colette, qui est son aînée senior, qui a fait 4,28 minutes, pour dire que la relève est vraiment assurée. C'est vrai, pas seulement ces athlètes-là, ce sont des performances notables que nous avons soulignées.
De manière globale, on peut dire que la densité en performance a augmenté. C'est-à-dire que le nombre d'athlètes qui ont atteint un niveau de performance acceptable a augmenté. L'autre particularité pour ce soir, surtout, c'est le record des 5000 mètres dames qui a été battu par la même Ayadé Colette. Donc, globalement, nous avons trouvé de la satisfaction au niveau des sprints, au niveau du demi-fond, au niveau des sauts légèrement. Mais au niveau des lancers, les performances ont stagné. Sinon même, certains athlètes ont vu leurs performances baisser.
Par contre, au niveau des lancers également, ce qu'on peut dire, c'est que nous avons un groupe de jeunes athlètes qui sont en train de monter. Et comme vous le savez, les lancers, ce sont des épreuves très techniques où on arrive à une certaine performance à un certain âge d'entraînement. C'est-à-dire que plus on avance en âge, plus la performance monte, parce que ce sont des épreuves très techniques qui demandent que la performance puisse être atteinte à un certain âge. Et donc, de manière globale, voilà ce qu'on peut dire.
Il y a eu aussi un meeting…
C'est vrai, ces championnats aussi ont été particuliers. Pourquoi ? Parce que nous avons arrimé ces championnats à un meeting. C'est la première édition du Meeting national Élite. C'est un meeting qui a concerné quatre épreuves. Chez les dames, nous avons les 200 mètres et le saut en longueur. Et chez les hommes, nous avons eu les 400 mètres et les 1 500 mètres. Alors, ces épreuves-là, l'objectif, c'est d'encourager nos athlètes, parce que c'est à ce niveau que nous avons un certain nombre d'athlètes qui ont des performances notables. C'est d'encourager nos athlètes performants.
Deuxièmement, c'est de montrer aux autres athlètes qu'il faut qu'ils travaillent aussi dans leurs épreuves pour accéder à ce niveau d'organisation. L'autre raison, c'est que, dans les années à venir, ce meeting-là puisse grandir, qu'on puisse le détacher maintenant des championnats nationaux et organiser un meeting à part entière. Et que, également, le Bénin puisse avoir un meeting international. Voilà globalement ce qu'on peut dire pour ce championnat. C'est de la satisfaction parce que, comparativement aux deux autres années passées, aux deux autres championnats passés, c'est-à-dire 2025-2024, nous avons noté une nette avancée. Donc, globalement, nous sommes satisfaits de ces championnats qui viennent de se terminer.
Satisfaction. Mais, j'aimerais quand même que vous parliez de l'impact qu'apporte l'invitation des athlètes étrangers d'autres pays.
Alors, effectivement, nous avons trois pays amis qui ont été invités à ces championnats-là, c'est-à-dire le Burkina Faso, le Nigeria et le Togo. Et ces pays sont venus également avec leurs meilleurs athlètes et ils ont pu participer à un certain nombre d'épreuves. Et, pour certaines épreuves, ces athlètes-là étrangers ont pu remporter les médailles d'or. Mais pas toutes. À titre d'exemple, au niveau des 100 mètres hommes, c'est un athlète béninois qui a remporté la médaille d'or devant le Burkina Faso, devant le Nigeria et devant le Togo. Aussi bien aux 100 mètres et aux 200 mètres.
Également, au niveau des 200 mètres, c'est un athlète béninois, au niveau des seniors, qui a remporté la médaille. Pour dire l'impact, pourquoi nous avons invité ces pays, c'est pour que nos athlètes apprennent à affronter de plus en plus l'international, à affronter de plus en plus les pays qui sont craints parce qu'ils ont de grands athlètes. Aujourd'hui, courir avec les Nigérians, ce n'est plus un mythe pour nous.
En tout cas, pour nos athlètes, ce n'est plus un mythe. Nos athlètes ont pu les battre sur différents stades, même à l'étranger, pas forcément au Bénin ici. À l'étranger, nous nous sommes confrontés et nos athlètes ont pu gagner. Donc, l'objectif pour nous, en invitant ces pays, c'est que ça puisse inciter nos athlètes à pouvoir se surpasser, à voir que nous avons atteint un certain niveau au niveau des performances. Mais attention, nous pouvons en faire mieux parce qu'il y a d'autres pays qui sont légèrement en avance. Mais globalement, ils n'ont pas pu dicter leurs lois ici, à Abomey.
Votre mot de fin ?
Le mot de fin, c'est de dire merci beaucoup à tous les techniciens. La DTN a pu travailler avec l'ensemble des techniciens, comme je l'ai toujours dit. C'est de les encourager à continuer le travail. Nous avons constaté que, de plus en plus, nous produisons des performances. Cette année encore, nous avons amélioré nos performances en termes de médailles, en termes de représentativité au niveau ouest-africain, même au niveau africain, nous avons pu atteindre des performances. C'est ensemble que nous avons pu aboutir à ces résultats-là. C'est de leur demander de continuer dans la même ardeur pour qu'on puisse davantage hisser les couleurs du Bénin le plus haut possible dans le concert des nations.
📲 Recevez les prochaines infos sportives directement sur WhatsApp.
Rejoignez la chaîne officielle Qorisports et ne manquez aucune actualité.







